Abonnez-vous Acheter un numéro Edition numérique Newsletter
News
23 juin 2016 à 10:56

La France triomphe à l'EuroSUP de Lacanau


Communiqué FFS:

C’était chaud, chaud, show ce mercredi à Lacanau. 35 degrés au mercure, des vagues magnifiques, du spectacle sur l’eau. Et un clan français à la fête avec trois nouveaux titres, six médailles de plus au compteur et pour finir le trophée de nation numéro un du continent. 
On savait l’équipe de France au-dessus des dix autres pays de cet EuroSup 2016. Il fallait néanmoins le confirmer et surtout rafler un maximum de médailles. Les Bleus terminent avec cinq titres individuels sur six possibles, auxquels s’ajoutent quatre médailles d’argent. Un quasi grand chelem qui démontrent le talent mais aussi le travail de nos athlètes et du staff technique.

Delpero, l’expérience du capitaine 
Pour sa 11e sélection internationale, Antoine Delpero (30 ans) est allé cueillir un sixième titre international. Premier champion du monde de Sup surf de l’histoire en 2012, le natif de Marseille est devenu ce mercredi le premier champion d’Europe de la discipline de l’histoire. 
Logique favori de la compétition, le capitaine de l’équipe de France a attendu la finale pour sortir la pagaie et faire parler son incomparable expérience. Face à la fougue de son jeune compatriote Benoît Carpentier, auteur des deux meilleurs totaux de la compétition et vainqueur en matinée de la finale du tableaux principal, Delpero s’est adapté aux vagues du spot nord de Lacanau. Avec une marée qui montait très vite, Delpero a rapidement pris les devants en assurant deux gros scores à 7,75 et 7,25 pts. 
13502061_1085809438178312_8423950630327771511_n

Carpentier pas dans le rythme en finale

Pas entièrement suffisant pour se mettre à l’abri d’un retour de Carpentier, auteur notamment d’un 9 points la veille, et qui avait alors besoin d’un 8 points pour s’emparer de la première place. Cédant à une pression qu’il n’avait pas connu sur cet Euro traversé magistralement, le jeune breton a perdu un peu de ses moyens. Sa deuxième place devant l’Espagnol Oscar Ruiz et l’Allemand Moritz Mauch confirme sa montée en puissance dans le paysage international du Sup surf. On a hâte de le voir sur les championnats du monde de novembre (12-20) aux Fidji.

13510985_1085808504845072_5749175408545392432_n

Angibaud n’a rien pu faire
Caroline Angibaud ne sera donc pas championne d’Europe de Sup après l’avoir été en wave ski, sport qu’elle a longtemps pratiqué sur les vagues. La Française a subi la loi de l’Espagnole Iballa Moreno, véritablement intenable sur ces championnats. A trois reprises, l’Ibérique a pris le meilleur sur la Vendéenne et la conclusion de cet Euro est somme toute logique. Avec une vague à 9 points prise dès la première secondes de la finale, Moreno a placé la barre très haut. Loin de se résigner, Angibaud est revenue à une dizaine de minutes de la fin avec une longue droite qui lui valait 8 points. Les dernières secondes étaient crispantes avec une belle série de vagues mais non prioritaire, la Française voyait la Suédoise Sofie Simonien partir sous son nez sur un mur à potentiel qui lui aurait peut être permis de score les 7,50 pts dont elle avait besoin.
13529119_1085806141511975_1434493104847591906_n


Piana seule en Europe
Après avoir attendu toute la journée et encouragé leurs coéquipiers, les trois raceurs de l’équipe de France se jetaient à l’eau pour la Longue Distance. Une course lancée en fin d’après-midi, au plus fort de la chaleur. Quatorze km en forme d’allers-retours Lacanau - Le Porge (au sud). Sous un soleil de plomb avec des vagues d’1m20 à négocier au départ et à l’arrivée, cette LD restera mémorable pour les organismes. Oublié le donwind promis, il a fallu cravacher à grands coups de pagaie pour avancer et se détacher. Comme l’avant-veille sur la technical race, nos trois Français ont fait exploser la concurrence. Partie comme une balle, Olivia Piana a une fois encore ramé toute seule sur cette LD interminable. Totalement exténuée à son arrivée, la Varoise confiait avoir souffert comme jamais.
13524435_1085810511511538_3772518654432917646_n


Puyo-Arutkin, deux doublets dans l’ordre en deux jours
Tout aussi détachés à l’arrivée, Titouan Puyo et Arthur Arutkin ont, eux, du batailler ferme pour s’extirper du peloton d’une demi douzaine de coureurs qui leurs collait aux 12’6. A mi-parcours, les deux Français ont subitement accéléré, laissant sur place Paolo Marconi (Italie) et Casper Steinfath (Danemark). Partis en parallèle pour éviter tout draft et à la faveur de quelques bumps, le duo tricolore a creusé un écart considérable. Plus fort dans les bras et dans la glisse, Puyo a ensuite lâché Arutkin pour s’offrir un surf jusqu’au rivage et couper une seconde fois end eux jours la ligne d’arrivée en vainqueur.

13445390_1085810941511495_508025619834530366_n
13501632_1085809981511591_2014826339334319045_n



RESULTATS
Finale Sup Surf messieurs

1. Antoine Delpero (France) 15,00 pts
2. Benoit Carpentier (France) 13,90 pts
3. Oscar Ruiz (Espagne) 11,95 pts
4. Moritz Mauch (Allemagne) 7,70 pts

Finale Sup Surf dames
1. Iballa Moreno (Espagne) 15,50 pts
2. Caroline Angibaud (France) 14 pts
3. Sofie Simonien (Suède) 6,25 pts
4. Abi Barker Smith (Pays de Galles) 4,75 pts

Longue Distance messieurs
1. Titouan Puyo (Fra), les 14 km en 1h40’18
2. Arthur Arutkin (France) en 1h40’50
3. Casper Steinfath (Danemark) en 1h44’16
4. Paolo Marconi (Italie) en 1h44’46 
5. Roman Frejo (Espagne) 1h45’14
6. Oliver Shilton (Angleterre) 1h45’23
7. Filipe Meira (Portugal) 1h46’15
8. Martino Rogai (Italie) 1h46’24
9. Glenn Eldridge (Angleterre) 1h46’37
10. Pepe Otra Sanz (Espagne) 1h46’58

Longue Distance dames
1. Olivia Piana (France), les 14 km en 1h56’08
2. Susak Molinero (Espagne) en 1h58’04
3. Angela Fernandes (Portugal) 1h58’24
4. Marie Buchanan (Angleterre) en 2h02’43
5. Susanne Lier (Allemagne) 2h03’28
6. Nicoline Rasmussen (Danemark) 2h05’34
7. Nordico Chiara (Italie) en 2h11’44
8. Maya Persson (Suède) en 2h23’30
9. Mi Richardson (Pays de Galles) en 2h34’38
10. Corinne Piquer (Belgique) en 2h39’59

CLASSEMENT DES NATIONS
1. France 8440 pts

2. Espagne 6214 pts
3. Portugal 5283 pts  
4. Angleterre 5016 pts
5. Italie 4983 pts
6. Danemark 4914 pts
7. Suède 4309 pts
8. Allemagne 4095 pts
9. Pays de Galles 4068 pts
10. Belgique 4067 pts
11. Irlande 2447 pts

Les 9 médailles des Français à l'Euro
Or (5)

Antoine Delpero en Sup surf
Titouan Puyo en Sup race technical et longue distance
Olivia Piana  en Sup race technical et longue distance
Argent (4)
Arthur Arutkin  en Sup race technical et longue distance
Benoit Carpentier en Sup surf
Caroline Angibaud en Sup surf


Reactions:
Antoine Delpero, champion d’Europe de Sup Surf
« Je ne sais pas si ce titre était pour moi. Mais ce n’était pas gagné d’avance. Ben Carpentier a très bien surfé tout au long de l’épreuve. Il m’a mis la pression. En finale, j’ai vite pris mes deux bonnes vagues alors que la marée montait. J’ai bien géré cette finale avec deux bons scores. Lui, n’a pas réussi à trouver le 8 dont il avait besoin. Je suis évidemment très content de remporter ce titre pour ces premiers championnats d’Europe en France. C’est une satisfaction personnelles aussi car je viens de gagner trois compétitions en un mois (avec ses deux victoires sur le tour européen de longboard professionnel, ndlr). Je suis aussi très satisfait car mes routines sont efficaces alors que je n’ai pas un gros volume d’entraînement. Je suis aussi très satisfait pour ne pas avoir déçu l’équipe. Les racers avaient mis la barre très haut, il fallait qu’on assure (rire). »

Titouan Puyo, champion d’Europe Longue Distance
« Ce n’était pas la journée de trop mais presque. On savait que ça allait être rude car il n’y avait pas de vent. Ça a été très plus dur de faire la différence. Ça s’est confirmé dès la sortie des vagues, un groupe de 10 s’est formé jusqu’à la bouée de mi-parcours. Au retour, on s’est dit avec Arthur (Arutkin, ndlr) qu’il fallait faire la différence sur les bumps (clapots). Notre stratégie élaborée avant le départ était de partir en parallèle pour éviter tout draft. Ça a bien marché. Je crains toujours les arrivées dans les vagues, tout peut arriver. J’ai essayé de garder un écart sur Arthur. Ça l’a fait. Je suis fier car je suis le premier vainqueur des championnats d’Europe. On a rempli l’objectif. On a fait un sacré boulot d’équipe. On a montré que la France était la première nation en Europe. On s’est bien préparé pour les Mondiaux (12-20 novembre aux Fidji, ndlr). On va garder cette équipe, le même staff. On a du boulot mais on va faire la maxi pour ces Mondiaux. »

Olivia Piana, championne d’Europe de Longue Distance
« J’avais signé pour un downwind entre Carcans et Lacanau, pas pour ça (rires) ! Pas de vent, 35 degrés, des vagues magnifiques mais interdit de les surfer car il fallait se reposer. Je suis partie devant toute seule pour passer rapidement les vagues. J’ai fait la course toute seule devant. Mentalement, c’était très difficile. Tu fais toute la côte en voyant les belles vagues qui te passent sous les pieds. C’était dur, très chaud. Mais il fallait aller au bout. Pour moi, pour l’équipe. C’est facilement mon top 3 des courses les plus horribles de ma vie (rires). Je n’avais pas de point de repères. En Méditerranée, chez moi, on voit les paysages, des criques, des forêts, on a des repères. Les Landes, c’est très beau mais c’est toujours le même paysage. Le temps est passé très lentement. Je retiendrais de belles images de cet Euro : la convivialité de l’équipe, le fait de se donner à 200% sur des moments super forts. Je remercie tout le monde. Merci aussi à mon coach qui est venu de Marseille pour m’encourager. C’était un premier championnat d’Europe extra. »

Caroline Angibaud, vice-championne d’Europe
« On a eu des super vagues. Ça faisait longtemps que je n’avais pas fait une compétition dans des vagues parfaites. Du coup, je n’avais qu’à me concentrer sur le surf. C’était très agréable. Le titre m’a échappé. Mais Iballa (Moreno, ndlr) a commencé très fort, avec première vague d’entrée. Le début de la série m’a surprise, je ne m’attendais pas à ce que la trompe sonne sur cette série. J’ai entendu qu’elle avait eu 9 points, mais je me suis dit que ce b’était pas catastrophique. Sur deux vagues, c’était possible de revenir. Je reviens justement avec un 8 points. Il me fallait 7,50, c’était faisable. Mais bon… Je me suis amusée. Le plaisir va rester. Elle a été meilleure aujourd’hui, elle est très forte, elle n’arrive pas toujours à gagner ses finales. Là, c’est fait. J’ai fait ce que je pouvais mais elle était meilleure que moi. »

13465998_1085811301511459_2719895080009905802_n
13466185_1085806184845304_6331744847195432670_n
13466212_1085810281511561_5205279304306822664_n
13466469_1085809541511635_6894841183283939202_n
13450864_1085806351511954_2562565407980014009_n
13450053_1085809931511596_5816636805474434097_n
13508884_1085808474845075_4391301925249209593_n
13502037_1085809324844990_3358917340744792279_n
13508947_1085808018178454_9166508955807460124_n
13516429_1085809614844961_3449463511456263038_n
13528917_1085810928178163_1410019990009291631_n
13529235_1085811411511448_4622727986995714217_n
13529081_1085808211511768_3913147771619315033_n
13511056_1085808934845029_2192260752620800411_n
13501993_1085811138178142_4912697462910013904_n
13466171_1085810998178156_7322344156571094062_n


Partager cet article :
SUIVEZ NOUS
ACHETEZ VOTRE MATOS EN LIGNE
RESERVEZ VOTRE TRIP EN LIGNE